Un animal qui fait couler beaucoup d’encre

3 cœurs, 8 bras autonomes, 9 cerveaux, du sang bleu à base de cuivre, un bec tranchant capable de déchiqueter un crabe, un corps mou et visqueux, des yeux globuleux… On l’aura compris : le poulpe semble tout droit sorti d’un film de science-fiction. Pas étonnant donc, qu’il ait nourri l’imagination fertile de nombreux écrivains et réalisateurs.

Le poulpe préfère les fonds rocheux, mais on peut le trouver aussi sur fonds sableux, vaseux ou herbiers, il aime se dissimuler sur les rochers où il se protège, tout en guettant ses proies, principalement des crabes, des langoustes et des mollusques. Pour les attraper, il se déplace à une vitesse foudroyante et les immobilise grâce à un poison qu’il leur injecte. Terrifiant, on vous dit !

Visuellement plus proche de l’alien que du mets comestible, aussi fascinant que repoussant, il fut longtemps absent de nos assiettes occidentales. Mais peu importe, car cet invertébré marin de la famille des céphalopodes barbote dans nos océans depuis plus de 300 millions d’années ! Soit plus de temps que nécessaire pour finalement vaincre nos appréhensions et nous permettre de découvrir derrière le monstre marin une texture singulière et un goût subtil.

Comment déguster le poulpe ?

Le poulpe s’apprécie poché au court-bouillon, émincé en cubes dans une salade, en tapas. Les plus petits pourront être grillés ou frits.

Où croiser le Poulpe ? Comment le pêcher ?

Dans nos eaux, le plus répandu est l’Octopus vulgaris dont la taille se situe entre 10 et 20 cm et qui évolue principalement dans les eaux de la Méditerranée et sur toute la façade atlantique.

La pêche au poulpe est pratiquée par des chalutiers et des navires côtiers, pêchant à la turlutte, dans l’Atlantique du Centre-Est et la Méditerranée. On le capture également au pot et au casier.

Crédits : Pavillon France