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Calvados Père Magloire

Bienvenue dans le Calvados, cet écrin verdoyant jalonné de collines voluptueuses au cœur de la Normandie.

C’est ici, dans ce territoire historique qu’est né Père Magloire, l’une des plus illustres maisons de Calvados, qui s’attèle depuis 200 ans à sublimer le fruit emblématique qui a fait la richesse et la renommée de la région : la pomme.

Et si, comme le dit la légende, la pomme est le fruit des dieux alors les terres de Normandie sont définitivement bénies…

Père Magloire, 200 ans d’histoire

Père Magloire

1821, la naissance d’une icône

L’histoire de Père Magloire commence en 1821, alors que naît une autre icône normande : Gustave Flaubert.

Son nom est inspiré par Dominique Magloire, un aubergiste de Cagny, entre Caen et Paris, connu pour proposer un Calvados remarquable, qu’il servait même à ses poulets Vallée d’Auge, afin de faciliter leur digestion.

On raconte qu’il se serait tellement identifié au Calvados portant son nom qu’il l’aurait servi exclusivement aux voyageurs de passage.

Dans son auberge toujours pleine, il fit la promotion de Père Magloire jusqu’à sa mort, ce qui contribua à en faire rapidement la plus importante marque de Calvados en France.

1920 – 1930, Père Magloire, pionnier de la publicité

Dans les années 1920, les Frères Bizouard, propriétaires de Père Magloire, investissent dans la publicité, alors en pleine émergence en France et marquent ainsi leur place de précurseurs dans la communication.

Visionnaire, Père Magloire est, en 1925, l’une des toutes premières marques déposées à l’Office national de la propriété industrielle, qui deviendra plus tard l’INPI.

Les Frères Bizouard en profitent pour donner un visage à leur marque. Ils choisissent alors une figure familière, avec une aura aussi bien nationale que régionale : le Père Magloire, inspiré de Dominique Magloire, l’aubergiste et en hommage à Georges Clémenceau dit « Père la Victoire ».

L’histoire de Père Magloire commence en 1821

Dans la lignée des affiches de Toulouse-Lautrec ou d’Alfons Mucha, les frères Bizouard font appel à Adrien Valette et Jean-Adrien Mercier, célèbres publicitaires de l’époque qui travaillent déjà pour Jean Renoir et Sacha Guitry, afin de mettre en scène Père Magloire.

C’est d’ailleurs, en cette même année 1925, que l’Exposition internationale des arts décoratifs fait la part belle à l’affiche : les Frères Bizouard n’auraient pas pu trouver moment plus propice pour développer l’image de Père Magloire.

Toujours portés par cette fibre publicitaire, ils installent l’année suivante, lors de la Foire de Paris, un automate géant à l’effigie du Père Magloire. Les visiteurs se repèrent ainsi grâce à ce personnage d’un mètre trente cinq, qui boit sans discontinuer des verres de Calvados. Au fil des éditions, l’automate devient un lieu de rendez-vous ancrant progressivement le visage du Père Magloire dans les esprits. Son œil malin, ses joues rouges et son bonnet à rayure attirent les curieux. Profitant de cette visibilité, la marque propose rapidement des produits dérivés : affichettes, cendriers ou encore statuettes pour les bars, Père Magloire investit les foyers français.

En 1927, Mistinguett, reine du Music-Hall de la première moitié du XXème siècle, est invitée sur le stand Père Magloire et dédicace aux frères Bizouard une riante photographie : « À mon vieil ami, le Père Magloire », termes bien révélateurs de l’aura déjà vive du personnage normand. Au fil des années, la présence de Père Magloire s’accentue, proportionnellement à sa célébrité : en 1933, c’est dans un véritable pavillon normand aux couleurs de la marque que le Père Magloire accueille les visiteurs.

Dans les années 1930, la popularité de Père Magloire ne cesse de croître, si bien que les émissions de radio en font la publicité, et quelques années plus tard, une musique est même composée à sa gloire : la Valse du Père Magloire, enregistrée avec un grand orchestre et ensuite diffusée sur toutes les ondes. Les ventes décollent, l’âge d’or de Père Magloire bat son plein ! 

1942 – 1944, Père Magloire, un normand qui ne capitule jamais

Au moment de la Seconde Guerre Mondiale, l’aura de Père Magloire dépasse les frontières.

Entre 1942-1945, sur le front Est, l’unité d’aviateurs français Normandie-Niemen, membre des Forces Aériennes Françaises Libres se bat aux côtés des soldats russes.

Dans le ciel, on peut apercevoir le portrait du Père Magloire : c’est l’avion de chasse de Marcel Lefèvre, as des as normand.

Il l’a décoré à l’effigie du Père Magloire, dont les vêtements mettent en valeur les couleurs nationales.

Tué en 1944, Marcel Lefèvre devient à titre posthume Héros de l’Union Soviétique et Compagnon de la Libération.

D’ailleurs, c’est pendant la Seconde Guerre Mondiale, que naissent les AOC Calvados et Calvados Pays d’Auge.

Afin de sauver les stocks de Calvados Augerons des réquisitions visant à les transformer en alcool pour explosifs, un dossier d’habilitation d’Appellation d’Origine Contrôlée est constitué dans les plus brefs délais et adopté par décret le 23 févier 1942.

Une victoire et un soulagement pour toute la région, déjà profondément meurtrie par ce deuxième conflit mondial.

1950 – 2021, Père Magloire, la modernité en héritage

En véritable star et après avoir occupé les ondes, Père Magloire apparait au cinéma. D’abord en 1952, dans Le Trou Normand, aux côtés de Bourvil et de Brigitte Bardot, puis quelques années plus tard dans La Zizanie avec Louis de Funès et Annie Girardot.

En 2012, Père Magloire renoue avec le monde du cinéma en s’offrant la voix de l’acteur Jean-Pierre Marielle pour une grande campagne de publicité radio.

En 2021, Père Magloire retourne à ses racines et au support de publicité historique de la marque : les affiches, avec Toqué Frères, prouvant ainsi que l’on peut avoir 200 ans et être toujours aussi moderne..

Affiche Calvados Père Magloire

Père Magloire, le savoir-faire Normand par excellence

Père Magloire est un témoin de son époque, de l’entre deux-guerres où il fût complice des « années folles », jusqu’à nos jours où il est devenu un spiritueux incontournable. Très populaire, Père Magloire est un symbole du savoir-faire normand, une maison parmi les plus célèbres des Calvados.

Le Pays d’Auge, la terre bénie des dieux

Perle de la Normandie, le Pays d’Auge s’étend sur trois départements : le Calvados, L’Eure et L’Orne. Gâté par la nature, ce territoire jouit d’un climat tempéré par les courants chauds du Gulf-Stream et les vents qui ventilent ses vergers.

Dans ces vergers qui jalonnent la région, on trouve une grande diversité de pommes, que l’on distingue suivant quatre familles de saveurs : douce, douce-amère, amère et acidulée.

C’est l’association de ces pommes singulières, qui ne peuvent provenir que de l’aire d’appellation Calvados, qui confère au Calvados Père Magloire son caractère unique.

Parmi les millions de pommiers que compte l’appellation, on trouve des vergers haute tige traditionnels où l’espace sous les branches permettent aux troupeaux de paître ainsi que des vergers dits modernes, à basse tige, où les branches chargées de fruits descendent jusqu’au sol. L’automne venu chaque pomme regorge de saveur et attend le moment de tomber ou l’arrivée de la ramasseuse.

Père Magloire, un savoir-faire bicentenaire

Père Magloire tire son profil aromatique unique des arômes nombreux et variés de ces pommes. Chaque cuvée est constituée de trois quarts de pommes amères et douce amères, et d’un quarts de pommes douces et acidulées.

Placées dans de grandes cuves, les pommes commencent leur métamorphose afin d’extraire de leur jus, mais également de leur peau, toute la richesse aromatique recherchée. Ce processus permet également d’extraire leur levure naturelle de sorte qu’il n’y ait rien à ajouter au jus récolté : la fermentation est ainsi réalisée naturellement et, au bout d’environ six semaines tout le sucre a disparu,
transformé en alcool.

Ce processus de fermentation fût découvert il y a près de 500 ans par Gilles Picot Sir de Gouberville, qui avait fait de la fabrication du cidre sa passion. C’était un gentleman farmer, un perfectionniste qui s’était donné pour mission de cultiver les meilleurs pommiers afin d’élaborer le meilleur cidre qui soit. Féru d’expérience, il découvrit que s’il laissait le cidre fermenter plus longtemps, tout le sucre se transformait en alcool. Ce n’était que le début d’une aventure plus passionnante encore. Gouber ville étudia l’alchimie, la science antique de la métamorphose et découvrit comment transformer son cidre en eau-de-vie : l’alcool de pomme que l’on connait aujourd’hui en tant que Calvados.

Distillerie Père Magloire

Débute ensuite le long processus de distillation sous l’œil de Jean-Luc Fossey, le Maître de Chais. Pour obtenir le futur Calvados AOC, le cidre doit subir une simple distillation : il est donc placé dans un alambic à colonne pour être chauffé afin qu’il libère dans ses vapeurs les arômes et l’alcool qui constitueront le futur Calvados. C’est notamment par ce procédé qu’ont été obtenus les cidres qui constituent la cuvée anniversaire XO 200.

Pour obtenir l’appellation Calvados Pays d’Auge contrôlée, les vapeurs doivent subir une double distillation dans un alambic à repasse. Après une première distillation, elles sont refroidies selon un processus de condensation qui permet d’obtenir le brouillis, lequel est ensuite remis dans l’alambic afin de répéter le processus. On obtient ainsi le meilleur de l’eau de-vie : le coeur de chauffe, élégant et fin. Les eaux-de-vie sont ensuite placées en fût : c’est l’étape du vieillissement.

Le Maître de Chai de Père Magloire, Jean-Luc Fossey, est un héritier du passé et en demeure responsable. Il s’inscrit dans une démarche pérenne et de qualité en développant la finesse et la complexité aromatique des Calvados garantissant ainsi l’avenir de la marque. C’est donc un minutieux travail qui commence, à la recherche des équilibres, révélant ainsi tout le talent du Maître de Chais : chaque cuvée est soigneusement élaborée que son vieillissement soit de deux ou vingt ans, afin que soit toujours conservée l’identité de Père Magloire, finesse et longueur, avec pour vecteur commun la pomme.

C’est pendant ce vieillissement que se développent les arômes issus de l’échange entre le bois et l’eau-de-vie : plus le fût est petit, plus la couleur et les arômes se transforment car l’alcool rentre davantage en contact avec le bois. On sent alors émerger des notes de fruits secs, de cacao, de tabac, et même de cuir noble. Mais l’arôme roi reste celui de la pomme, dont les arômes de pomme fraiche évoluent au fil du temps vers des notes de tarte tatin.

L’assemblage est l’ultime étape de l’élaboration des Calvados Père Magloire. Comme un peintre avec sa palette, le Maître de Chais réalise un véritable travail de création, précis et intuitif en mêlant des cuvées de jeunes eaux-de-vie aux notes légères et fruitées à celles plus mûres, plus sombres et plus subtiles. C’est ici que se révèle tout le savoir-faire de Père Magloire, qui produit année par année, des Calvados de grande qualité aux saveurs constantes.

Testé et approuvé par Gastronomico

Calvados Père Magloire XO 200 Édition Toqué Frères, une expression exceptionnelle en hommage à l’histoire de la Maison

En 2021, Père Magloire, l’emblématique maison de Calvados fête ses 200 ans. Pour célébrer cet anniversaire d’exception, Père Magloire propose une carafe à la hauteur de l’événement : XO 200, fruit du long travail de recherche et d’assemblage de Jean-Luc Fossey, Maître de Chais. Père Magloire XO 200 se décline en série limitée avec Toqué Frères, dans une édition colorée.

PÈRE MAGLOIRE XO 200 Édition limitée Toqué Frères AOC Calvados

NOTES DE DEGUSTATION

Robe : Ambre brillant
Nez : Rond et fruité avec des notes de vanille
Bouche : Pomme fraîche, notes de bruyère, de fruits secs, de pruneaux, de raisins, et une touche de noisettes légèrement grillées
Finale : Longueur exceptionnelle

Disponible exclusivement chez Calvados Experience et sur la boutique en ligne en 200 exemplaires numérotés
Prix de vente conseillé : 83,00 €

Calvados Père Magloire XO 200 Édition Toqué Frères

Crédits photos : David Morganti ; gastronomico.fr

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